
La
fécondation in vitro (fiv) conventionnelle
Quand
?
Stérilité tubaire (les trompes sont bouchées
altérées ou absentes, en général
après une slapingite ou une grossesse extra-utérine),
hypofertilité masculine, échec des tentatives
d’insémination artificielle, endométriose
sévère, infertilité idiopathique( sans
cause connue) réfractaire aux traitements de première
intention :telles sont les indications nécessitant le
recours à une FIV standard, qui a permis à plus
de 100 000 enfants de naître dans l’Hexagone depuis
1992.
Comment
?
Qui dit fécondation in vitro, rappelle le Dr Fanchin
dit »fécondation à l’extérieur
du ventre de la femme, dans un milieu de culture dont la composition
se rapproche de l’environnement naturel des trompes »
; Y sont mis en présence les spermatozoïdes triés
sur le volet, puis traités par lavage spécial,
et une dizaine d’ovules matures ponctionnés sous
anesthésie locale ou générale et obtenus
après avoir administré à la patiente des
hormones folliculostimulantes (stimulant la fonction ovarienne).
Un ou deux embryons de bonne qualité, plus rarement trois
pour éviter les grossesses multiples , sont ensuite implantés
dans l’utérus à l’aide d’un
cathéter très fin (on congèle les embryons
surnuméraires, au cas ou). Durée normale de l’opération
: environs 11 à 12 jours pour la stimulation, et 2 ou
3 jours pour le développement des embryons. Mais «
dans certains cas, en particulier lorsqu’on veut étudier
étudier le développement des embryons pendant
plus longtemps afin d’obtenir davantage d’informations
sur leur potentiel et/ou mieux sélectionner l’embryon
le plus apte à s’implanter pour éviter a
tout prix une grossesse multiple, il peut être intéressant
de prolonger la culture des embryons jusqu’au stade blastocyste
», dit le Dr Fanchin. Pour cela, on recourt à des
milieux de cultures spcéciaux et de transfert est retardé
de quelques jours.
Le taux moyen de réussite de la FIV, toutes indications
et tous âges confondus est très variable d’un
centre à l’autre ; les pourcentages s’échelonnent
d’environ 20% jusqu’au 40%.
A noter : pour 3 embryons transférés, 72% des
grossesses sont uniques, 25% sont gémellaires et les
autres sont triples. Si al femme a 40 ans, ses chances d’avoir
un enfant par FIV ne sont plus que de 5 à 10% et ne dépassent
pas 1 à 2% à 43 ans.
Par ailleurs, « les enfants conçus par FIV présentent
un risque un peu plus important de naître avant terme
que ceux conçus naturellement, phénomène
qui ne semble pas lié à la technique mais plutôt
au terrain global d’infertilité »indique
le DC Fanchin.
Enfin chez les couples dont l’infertilité est d’origine
inconnue, les chances de succès du procédé,
comme celle d’une insémination, ne sont pas meilleures
statistiquement, que pour les autres couples infertiles.
